Un site rare, une nature authentique : falaises et rochers
de grès rose, lande sauvage,
bois de pins, dunes, mer d'émeraude sur
les plages sauvages …
Un lieu chargé d'histoire : four à boulets,
corps de garde, anciennes carrières,
sentier des douaniers...
Le Cap d'Erquy est un site classé de 170 ha propriété
du Conseil Général des Côtes d'Armor depuis 1977. Tous les ans, un festival de géologie sur le territoire des Caps Erquy-Fréhel.
Des paysages magnifiques à découvrir en randonnée, en vélo et en bateau.


sont classées parmi les milieux naturels les plus remarquables
du département. Autrefois soumises à des pratiques agricoles
(pâturage, écobuage…) elles font aujourd'hui
l'objet de mesures de protection. Elles offrent une grande diversité
où, en fonction de l'humidité présente, espèces
de bruyères et d'ajoncs vont se succéder ou s'associer formant
des paysages aux couleurs changeantes au gré des saisons.
Il s'agit généralement d'un milieu établi
sur un sol acide, pauvre en éléments nutritifs, caractérisé
par la présence d'ajoncs et bruyères parfaitement
adaptés à ces contraintes.

s'est produite il y a environ 2000 ans à la faveur d'une
petite régression du niveau de la mer. Aujourd'hui elles
sont le théâtre d'une dynamique naturelle liée
aux effets de la houle et du vent (engraissement l'été
suivi d'un démaigrissement l'hiver).
Ce rapport est presque nul à condition que des actions humaines
telles le piétinement (de sa végétation fixatrice)
ne viennent dégrader davantage le milieu.
Elles sont riches en débris et bien exposées au soleil,
permettent l'installation d'une flore particulière d'origine méditerranéenne
ou associée à des dépôts sableux essentiellement
calcaires.

Contrairement au granit rose (ne pas confondre !), issu du refroidissement
du magma, le grès rose d'Erquy est le fruit d'une superposition
de couches de sables, datant de 470 millions d'années. Sa
couleur rosée, due à la présence d'oxyde de
fer, et sa dureté en tant que roche siliceuse, en font un matériau
noble surtout employé au début du XXe siècle dans
la construction et le pavage des rues. Il donne un charme tout particulier
au bâti local ancien.
Le grès rose est de nouveau exploité de façon artisanale.

sont le résultat de l'extraction du grès rose des falaises surplombant le port. Des ouvriers taillaient la pierre sur place, puis les pavés étaient acheminés par des wagonnets sur le quai en contrebas. Ceux-ci étaient alors embarqués sur des bateaux (du type de la Sainte Jeanne), puis acheminés vers les grandes villes du Nord essentiellement.
Une invitation à redécouvrir Erquy "la Bretagne de
grès rose" et le territoire.
Des expositions, balades commentées, parcours ludiques, conférences
avec la géologie pour fil conducteur.
Pour la première année le Géofestival a eu lieu à
Erquy en 2009, en 2010 aux Sables d'Or
(Plurien - Fréhel) et en 2011 à Plévenon.
De retour à Erquy les 30 juin et 1er juillet 2012.

construit vers 1744, possédait encore au début du siècle dernier une guérite, aujourd'hui disparue. Cet édifice participait à un vaste système défensif initié par Louis XVI qui instaura les compagnies garde-côte affectées aux batteries et corps de garde sur le littoral de toute la Bretagne.
fut achevé en 1794 : les boulets de canons chauffés à rouge devaient permettre d'incendier les navires ennemis !
a été en fonction entre 1935 et 1966. Depuis 1990, c'est la vedette Plancoët (SNS 238), basée dans le port, qui assure le sauvetage en mer.

sont des milieux qui imposent des conditions de vie extrêmes (vent, embruns…) à la flore qui adopte différentes stratégies pour les affronter : feuilles charnues et étroites pour éviter la dessiccation, racines profondes et nombreuses pour résister au vent…
est omniprésent sur la côte. Qu'il soit sablonneux (plage), rocheux (grève) ou vaseux (baie), l'estran délimite la zone littorale "couverte et découverte" par la mer. C'est l'endroit rêvé pour partir à la pêche, à condition bien sûr d'avoir pris connaissance des horaires de marées !!!
immobile et bien fixée à son rocher, la patelle, "bernique" ou "chapeau chinois" est comme une vache dans un pré. Elle parcourt les rochers à la recherche de micro-algues le temps d'une pleine mer. A marée descendante, il lui faut revenir sur ses pas pour retrouver la forme du rocher lui garantissant une étanchéité absolue contre la dessiccation.
il n'est pas rare de trouver sur la plage des carapaces de crabes. Il s'agit souvent d'une "mue" et le crabe est toujours bien en vie, non pas dans vos mains mais dans son milieu. En effet, ne pouvant déformer sa carapace pour grandir; le crabe devra quitter son armure et se méfier davantage de ses prédateurs le temps de consolider sa nouvelle protection.
entre falaises rocheuses et dunes suspendues où la flore méditérranéenne s'épanouit parmi les espèces locales. De même la Fauvette pitchou en provenance du sud s'est installée dans la lande haute. Si vous n'entendez pas son cri bref et grinçant revenez à la tombée de la nuit pour vibrer au ronronnement d'un autre oiseau rare, l'Engoulevent.
s'associent pour donner des couleurs changeantes : les landes sèches commencent à se colorer en jaune en avril-mai par la floraison des Ajoncs d'Europe remplacée par celle de l'Ajonc de Le Gall d'août à septembre. En juin la lande vire au violet avec la bruyère cendrée tandis que les autres Bruyères des landes humides telles que la Callune, la bruyère ciliée ou la Bruyère à quatre angles fleurissent plus tard.
Petit papillon aux ailes bleues : j'ai un cycle de croissance original. Je suis dépendant de ma plante hôte, la gentiane pneumonanthe qui accueille mes oeufs, ainsi que de fourmis qui nourrissent mes chenilles jusqu'à ce que, chrysalides elles se transforment en papillons. Je prends mon envol vers la mi-juillet. Je suis fortement menacé en Europe et rare en Bretagne d'où la nécessité de protéger les landes humides où je vis et de ne pas cueillir la gentiane.
Avant 1980, date de l'acquisition du site par le Département des
Côtes d'Armor, de vastes secteurs du Cap avaient été
meurtris par le passage en tous sens des véhicules automobiles,
par le motocross et les pistes équestres…
Il a fallu interdire certains accès, organiser le stationnement
automobile, aménager des sentiers et des escaliers, et enfin protéger
la végétation dégradée.
Aujourd'hui, la cicatrisation est presque totale. Il faut désormais
intervenir pour éviter un développement uniforme de végétation
où les plantes les plus rares régresseraient.
Afin de reconstituer progressivement des zones de végétation
ouverte en conservant par ailleurs des zones de bosquets et de boisements,
65 moutons ont été introduits sur le Cap d'Erquy.
Une race de mouton très résistante, le Shetland, a été
choisie.
Les animaux peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires aux dépens
de la végétation naturelle.
Ils seront déplacés successivement sur les quatre enclos
aménagés entre Lourtouais et le Portuais.
L'évolution de la végétation fera l'objet
d'un suivi scientifique. Les résultats de cette gestion seront
progressifs et mesurables sur plusieurs années.
En juin, le troupeau quittera ERQUY pour aller entretenir un autre site
de landes qui nécessite également un contrôle du développement
de sa végétation. Les moutons reviendront à ERQUY
en septembre.
3, rue du 19 mars 1962 - BP 81 - 22430 ERQUY - France
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